Mot de l’auteur – Guillaume Ollivier Berno

Un cabaret, un espace clos aux lumières artificielles comme une camisole pailletée.

Le théâtre dans le théâtre, scène, coulisses, tout se mélange.

Et puis il y a Anthéa, cette femme arachnéenne, meneuse de revue et d’hommes, harnachée comme un oiseau de proie et de paradis, petite fille âgée abandonnée au cœur de l’artifice et de la flamboyance, guettant «  lui », l’autre comme un objet que l’on s’approprie et que l’on plie.

« On vient ! » De dehors, de la rue, il arrive comme un intrus, ce flic masqué avec son regard, ses questions, tout juste bon à chanter et se taire. Marcel, un chien dans un jeu de quilles. Celui que l’on n’attendait pas, la rencontre qui bouleverse les plans et le reste, celui qui vous cueille et se fait cueillir, qui se prend à son propre jeu, victime de sa couverture.

«  Et lui sur l’échelle ? » C’est Valentin Le Déjanté, le polymorphe, la face nord d’Anthéa, l’âme de la Chatte Bleue. Il ne parle pas, il chante. Il ne bouge pas, il danse. Il est dans l’air. Existe-t-il vraiment ?

Enfin, la musique, celle de Paris bientôt envahi. Cette musique faussement légère et doucement grave. Les chansons où les personnages se racontent et les duos où l’on ose tout.

La musique pour entendre ce qui n’est pas dit.

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