La critique de Froggydelight !

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Spectacle musical conçu et mis en scène par Guillaume Ollivier Berno, interprété par Nadine Girard, Fredy Renaud, Jean-Luc Voyeux et Nikola Takov.

Au cabaret « La Chatte Bleue », la revue menée par Anthéa Washington est interrompu pour la quatrième fois. Son dernier partenaire en date a été retrouvé baignant dans son sang à l’issue d’une des représentations, comme trois autres avant lui.

L’inspecteur Marcel Richard vient enquêter sur place car il suspecte Anthéa Washington. A la faveur d’une audition, il se fera engager comme nouveau partenaire d »Anthéa Washington sous le nom Bob Angeles, et pourra ainsi travailler sous couverture.

« La Chatte Bleue » de Guillaume Ollivier Berno est, sous bien des aspects, enthousiasmant. Un texte qui fourmille de répliques amusantes, des costumes qui donnent un cachet certain à l’aventure ou encore des lumières qui mettent habilement le sujet principal en valeur tout en préservant tantôt l’ambiance cabaret, tantôt l’ambiance film noir.

Nikola Takov, pianiste émérite et compositeur, ne quitte jamais le plateau. Il accompagne chacune des scènes de cette comédie policière et musicale. Interprétant Kurt Weill, Trénet, Gershwin ou Cole Porter, il amène un vrai supplément d’âme à « La chatte bleue ».

C’est en effet lui qui transporte le spectateur dans le Paris des années 30, dans les images aux couleurs scépia de ces années folles que les spectateurs ne sont en âge que d’imaginer.

Nadine Girard et Jean-Luc Voyeux, dans les rôles d’Anthéa Washington et de Bob Angeles, forment un couple crédible. Certes leurs voix manquent de relief et les chorégraphies sont parfois hésitantes mais leur interprétation est volontaire, engagée, dynamique et parvient à faire oublier les petits accrocs techniques.

Quant à Freddy Renaud, dans le rôle de Valentin le Déjanté, l’âme damnée d’Anthéa Washington, il offre de très beaux numéros au public, en solo mais aussi en soutien de ses partenaires en raison de sa silhouette dégingandée et de ses expressions inquiétantes soulignées par le maquillage.

La mise en scène de Guillaume Ollivier Berno montre que son texte se veut une comédie bien avant un polar, une joyeuse farce en autodérision avant une pièce noire. Entre les scènes et les numéros rondement menés, il intercale des poursuites nocturnes ou les tableaux poétiques d’un des protagonistes téléphonant du haut de la Tour Eiffel. Efficace, agréable, sans fausse note, le rythme de la mise en scène entraîne le public.

Pièce légère de divertissement, mais écrit avec sérieux, soigneusement mise en scène, interprétée avec humour et talent, « La Chatte Bleue » a tous les atouts pour séduire les amateurs de comédie et de musique, voire de comédies musicales.

Laurent Coudolclavel pussy a et m1

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